2003-2004 : une saison pas comme les autres
Les Lakers partent favoris pour la saison 2003-2004 après la signature de deux futurs Hall of Famers : Karl Malone et Gary Payton, à la recherche de leur premier titre. Avec O'Neal et Bryant, les quatre superstars se mettent au service du collectif et les Lakers deviennent rapidement la meilleure équipe de la ligue. Mais la blessure de Karl Malone en décembre 2003 vient arrêter la belle série des Angelinos. Malone, ciment du collectif est absent trois mois, et Los Angeles commence à perdre pied. O'Neal et Bryant, qui reprennent leur guerre médiatique, ratent également plusieurs matchs en raison de blessures. Kobe est également contraint d'effectuer plusieurs allers-retours dans le Colorado, pour répondre de son viol présumé.
Mais le retour de Malone en fin d'année redonne du souffle aux Lakers et à Bryant, qui enchaine les grosses performances. Lors du dernier match de la saison régulière, Kobe réalise probablement sa meilleure performance, en arrachant la prolongation puis en donnant la victoire au buzzer sur un tir à trois points. Les Lakers deviennent champions de la division Pacifique et semblent retrouver leur meilleur basket à l'entame des playoffs 2004.
Après un premier tour difficile contre Houston, Los Angeles se retrouve mené 2-0 face aux Spurs de San Antonio. Mais les Lakers réussissent l'exploit de gagner les quatre rencontres suivantes. Dans le Game 4, Kobe réalise l'un de ses meilleurs matchs en carrière avec 42 points. Après avoir éliminé Minnesota en finale de conférence, les Lakers atteignent les Finales où ils font figure d'archi-favoris face aux Detroit Pistons. Kobe est d'ailleurs pressenti pour le titre de MVP des Finales. Et en arrachant la prolongation dans le Game 2 sur le tir "le plus important de sa carrière", Bryant semble donner raison aux journalistes et la série est désormais à égalité. Mais la rigueur défensive des Pistons, associée à une certaine suffisance des Lakers, offre le titre à Detroit en seulement cinq manches. Los Angeles devient la première équipe de l'histoire à perdre ses trois matchs à l'extérieur, les critiques pointent du doigt Kobe, qui a fait preuve d'égoïsme et qui a continué de shooter au détriment de ses coéquipiers, et ce, malgré un pourcentage faible de 35%.
La reconstruction
Après la finale perdue face à Detroit, Kobe Bryant va tester le marché en renonçant à son année supplémentaire en option avec les Lakers. Mais ses exigences salariales, que peu d'équipes peuvent satisfaire, le poussent à resigner un contrat de 7 ans avec les Lakers, après avoir été un temps pressenti du côté des Clippers. Mais l'équipe des Lakers change de visage : l'entraîneur Phil Jackson quitte le club et Shaquille O'Neal est échangé à Miami contre trois joueurs. De nombreux journalistes pensent que Bryant est à l'origine de ces deux mouvements, bien que les membres dirigeants des Lakers affirment le contraire. Bryant s'entend en effet mal avec O'Neal et semble vouloir être le leader sans partage de l'équipe.
Ces deux mouvements sont fatals au club qui ne se qualifie pas pour les play-offs pour la première fois depuis que Bryant est dans l'effectif : si les statistiques de Kobe sont toujours aussi excellentes, le joueur est trop esseulé et trop individualiste pour porter son équipe jusqu'aux playoffs. Son pourcentage d'adresse chute lourdement et sa tendance à accaparer le ballon lui vaudra des critiques publiques de certains de ses coéquipiers.
Mais à 27 ans seulement, la carrière de Bryant est loin d'être terminée, et le joueur est susceptible de retourner avec son équipe aux avant-postes.
2006 : Une saison pour les mémoires
Phil Jackson réintègre l'équipe des Lakers, qui signent également le décevant numéro 1 de la draft 2001 Kwame Brown et le discret Smush Parker.
Personne ne croit en Los Angeles avant le début de la saison, mais après un premier mois en demi-teinte, les Lakers créent la surprise en se positionnant à la huitième place qualificative à l'Ouest. Bryant, qui n'a jamais été aussi fort offensivement, prend une toute autre dimension en scorant 62 points en trois quart-temps le 20 décembre contre Dallas. L'appétit des journalistes à le voir réaliser de grandes performances est en partie retrouvé, et l'engouement est encore plus important un mois plus tard, lorsque que Bryant fait, l'espace d'une soirée, trembler la planète basket.
Kobe bat son record de points en carrière ce 22 janvier 2006 avec 81 points lors de la victoire de son équipe face à Toronto (122-104). C'est la deuxième meilleure performance de l'histoire de la NBA sur un match, derrière les 100 points de Wilt Chamberlain en 1962. En 42 minutes, Bryant a mis 28/46 tirs, 18/20 aux lancers francs et 7/13 à 3 points. Il marque 55 points en seconde mi-temps et bat même à lui seul les Raptors sur cette période (55 à 45).
Kobe devient l'attraction de cette deuxième partie de saison, et les journalistes et les fans s'attendent à chaque match à une grande performance.
La fin de saison marque la naissance d'une vraie équipe. Si les performances individuelles de Bryant ont valu aux Lakers d'être qualifiés de "one man show", il n'en est rien à l'approche des playoffs. Odom joue comme un All star, Brown comfirme enfin et Parker demeure l'une des révélations de l'année. Et cette équipe va créer une sensation en menant 3 victoires à 1 contre l'un des favoris au titre, Phoenix. Mais l'inexpérience de cette jeune équipe va coûter cher, et Los Angeles devient alors la huitième équipe de l'histoire à perdre une série de playoffs après avoir eu un avantage de 3-1.
Bryant a réussit l'exploit de conduire presque seul son équipe en play-offs, grâce à une moyenne de plus de 35 points, meilleure performance sur une saison depuis Michael Jordan lors de sa troisième année. Il efface ainsi Elgin Baylor pour le meilleur marqueur sur une saison des Lakers.
Saison 2007: La confirmation du renouveau
Kobe commence l'année en changeant de numéro. Il porte en effet le numero 24 (qu'il portait au lycée). La première partie de saison des Lakers se déroule à merveille. Remportant 26 de leur 39 premiers matchs, L.A se place à la 4e place de la conférence Ouest. Mais les blessures successives de Lamar Odom et de Luke Walton vont dérégler cette belle machine. L.A. perd pied, notamment lors de 7 défaites consécutives courant mars. Au service du collectif jusque là, Kobe sait qu'il doit réitérer ses belles performances offensives pour aider son club à rester dans la course en playoffs. Kobe va réaliser l'un des plus grands exploits de sa carrière, et mieux encore, de l'histoire. "Mamba" va ainsi devenir le seul joueur avec Wilt Chamberlain a réussir quatre matchs de suite à au moins 50pts: 65 contre Portland, 50 contre Minesota, 60 contre Memphis et 50 contre New Orleans - tous des victoires.
Kobe franchira à nouveau la barre des 50 points trois fois, devenant le joueur ayant réussi le plus de match à 50 points sur une saison dans l'histoire des Lakers (10 fois). Ses explosions offensives lui permettent de finir meilleur scoreur de la ligue pour la 2e saison consécutive, et remettent ainsi L.A. sur les bons rails. Alors qu'il est souvent comparé à Jordan, Kobe montre que son talent n'a aucune limite.
Terminant la saison avec seulement 42 victoires et 40 défaites, les Lakers affrontent Phoenix au premier tour des playoffs dans un remake de la saison précédente. Mais cette fois-ci, l'effectif de Phoenix est bien supérieur à celui des Lakers, et malgré un bon Game 3 qui verra Kobe scorer 45 points, les Suns éliminent Los Angeles facilement en 5 manches.
Kobe, particulièrement frustré à l'issue de cette série, a annoncé qu'il voulait être transféré, peu convaincu par la volonté des dirigeants d'améliorer l'équipe. Il se rétractera un peu plus tard, après s'être entretenu avec Phil Jackson, mais le doute planne toujours. Beaucoup de rumeurs circulent et des joueurs comme Jermaine O'Neal ou Ron Artest pourraient calmer Kobe et le convaincre définitivement de rester à L.A.
Kobe se concentre maintenant sur Team USA, et défend pour la première fois les couleurs des States lors du Championnat des Amériques en août 2007. Les États-Unis remportent le tournoi, Kobe Bryant jouant 19,9 minutes de moyenne sur 10 matches. Il marque en moyenne 15,3 points (60,7 % à deux points, 45,9 % à trois points et 87,2 % aux lancers francs), capte 2 rebonds et donne 2,9 assists, mais il impressionne surtout les observateurs par son implication dans l'équipe et son intensité défensive.
Les Lakers partent favoris pour la saison 2003-2004 après la signature de deux futurs Hall of Famers : Karl Malone et Gary Payton, à la recherche de leur premier titre. Avec O'Neal et Bryant, les quatre superstars se mettent au service du collectif et les Lakers deviennent rapidement la meilleure équipe de la ligue. Mais la blessure de Karl Malone en décembre 2003 vient arrêter la belle série des Angelinos. Malone, ciment du collectif est absent trois mois, et Los Angeles commence à perdre pied. O'Neal et Bryant, qui reprennent leur guerre médiatique, ratent également plusieurs matchs en raison de blessures. Kobe est également contraint d'effectuer plusieurs allers-retours dans le Colorado, pour répondre de son viol présumé.
Mais le retour de Malone en fin d'année redonne du souffle aux Lakers et à Bryant, qui enchaine les grosses performances. Lors du dernier match de la saison régulière, Kobe réalise probablement sa meilleure performance, en arrachant la prolongation puis en donnant la victoire au buzzer sur un tir à trois points. Les Lakers deviennent champions de la division Pacifique et semblent retrouver leur meilleur basket à l'entame des playoffs 2004.
Après un premier tour difficile contre Houston, Los Angeles se retrouve mené 2-0 face aux Spurs de San Antonio. Mais les Lakers réussissent l'exploit de gagner les quatre rencontres suivantes. Dans le Game 4, Kobe réalise l'un de ses meilleurs matchs en carrière avec 42 points. Après avoir éliminé Minnesota en finale de conférence, les Lakers atteignent les Finales où ils font figure d'archi-favoris face aux Detroit Pistons. Kobe est d'ailleurs pressenti pour le titre de MVP des Finales. Et en arrachant la prolongation dans le Game 2 sur le tir "le plus important de sa carrière", Bryant semble donner raison aux journalistes et la série est désormais à égalité. Mais la rigueur défensive des Pistons, associée à une certaine suffisance des Lakers, offre le titre à Detroit en seulement cinq manches. Los Angeles devient la première équipe de l'histoire à perdre ses trois matchs à l'extérieur, les critiques pointent du doigt Kobe, qui a fait preuve d'égoïsme et qui a continué de shooter au détriment de ses coéquipiers, et ce, malgré un pourcentage faible de 35%.
La reconstruction
Après la finale perdue face à Detroit, Kobe Bryant va tester le marché en renonçant à son année supplémentaire en option avec les Lakers. Mais ses exigences salariales, que peu d'équipes peuvent satisfaire, le poussent à resigner un contrat de 7 ans avec les Lakers, après avoir été un temps pressenti du côté des Clippers. Mais l'équipe des Lakers change de visage : l'entraîneur Phil Jackson quitte le club et Shaquille O'Neal est échangé à Miami contre trois joueurs. De nombreux journalistes pensent que Bryant est à l'origine de ces deux mouvements, bien que les membres dirigeants des Lakers affirment le contraire. Bryant s'entend en effet mal avec O'Neal et semble vouloir être le leader sans partage de l'équipe.
Ces deux mouvements sont fatals au club qui ne se qualifie pas pour les play-offs pour la première fois depuis que Bryant est dans l'effectif : si les statistiques de Kobe sont toujours aussi excellentes, le joueur est trop esseulé et trop individualiste pour porter son équipe jusqu'aux playoffs. Son pourcentage d'adresse chute lourdement et sa tendance à accaparer le ballon lui vaudra des critiques publiques de certains de ses coéquipiers.
Mais à 27 ans seulement, la carrière de Bryant est loin d'être terminée, et le joueur est susceptible de retourner avec son équipe aux avant-postes.
2006 : Une saison pour les mémoires
Phil Jackson réintègre l'équipe des Lakers, qui signent également le décevant numéro 1 de la draft 2001 Kwame Brown et le discret Smush Parker.
Personne ne croit en Los Angeles avant le début de la saison, mais après un premier mois en demi-teinte, les Lakers créent la surprise en se positionnant à la huitième place qualificative à l'Ouest. Bryant, qui n'a jamais été aussi fort offensivement, prend une toute autre dimension en scorant 62 points en trois quart-temps le 20 décembre contre Dallas. L'appétit des journalistes à le voir réaliser de grandes performances est en partie retrouvé, et l'engouement est encore plus important un mois plus tard, lorsque que Bryant fait, l'espace d'une soirée, trembler la planète basket.
Kobe bat son record de points en carrière ce 22 janvier 2006 avec 81 points lors de la victoire de son équipe face à Toronto (122-104). C'est la deuxième meilleure performance de l'histoire de la NBA sur un match, derrière les 100 points de Wilt Chamberlain en 1962. En 42 minutes, Bryant a mis 28/46 tirs, 18/20 aux lancers francs et 7/13 à 3 points. Il marque 55 points en seconde mi-temps et bat même à lui seul les Raptors sur cette période (55 à 45).
Kobe devient l'attraction de cette deuxième partie de saison, et les journalistes et les fans s'attendent à chaque match à une grande performance.
La fin de saison marque la naissance d'une vraie équipe. Si les performances individuelles de Bryant ont valu aux Lakers d'être qualifiés de "one man show", il n'en est rien à l'approche des playoffs. Odom joue comme un All star, Brown comfirme enfin et Parker demeure l'une des révélations de l'année. Et cette équipe va créer une sensation en menant 3 victoires à 1 contre l'un des favoris au titre, Phoenix. Mais l'inexpérience de cette jeune équipe va coûter cher, et Los Angeles devient alors la huitième équipe de l'histoire à perdre une série de playoffs après avoir eu un avantage de 3-1.
Bryant a réussit l'exploit de conduire presque seul son équipe en play-offs, grâce à une moyenne de plus de 35 points, meilleure performance sur une saison depuis Michael Jordan lors de sa troisième année. Il efface ainsi Elgin Baylor pour le meilleur marqueur sur une saison des Lakers.
Saison 2007: La confirmation du renouveau
Kobe commence l'année en changeant de numéro. Il porte en effet le numero 24 (qu'il portait au lycée). La première partie de saison des Lakers se déroule à merveille. Remportant 26 de leur 39 premiers matchs, L.A se place à la 4e place de la conférence Ouest. Mais les blessures successives de Lamar Odom et de Luke Walton vont dérégler cette belle machine. L.A. perd pied, notamment lors de 7 défaites consécutives courant mars. Au service du collectif jusque là, Kobe sait qu'il doit réitérer ses belles performances offensives pour aider son club à rester dans la course en playoffs. Kobe va réaliser l'un des plus grands exploits de sa carrière, et mieux encore, de l'histoire. "Mamba" va ainsi devenir le seul joueur avec Wilt Chamberlain a réussir quatre matchs de suite à au moins 50pts: 65 contre Portland, 50 contre Minesota, 60 contre Memphis et 50 contre New Orleans - tous des victoires.
Kobe franchira à nouveau la barre des 50 points trois fois, devenant le joueur ayant réussi le plus de match à 50 points sur une saison dans l'histoire des Lakers (10 fois). Ses explosions offensives lui permettent de finir meilleur scoreur de la ligue pour la 2e saison consécutive, et remettent ainsi L.A. sur les bons rails. Alors qu'il est souvent comparé à Jordan, Kobe montre que son talent n'a aucune limite.
Terminant la saison avec seulement 42 victoires et 40 défaites, les Lakers affrontent Phoenix au premier tour des playoffs dans un remake de la saison précédente. Mais cette fois-ci, l'effectif de Phoenix est bien supérieur à celui des Lakers, et malgré un bon Game 3 qui verra Kobe scorer 45 points, les Suns éliminent Los Angeles facilement en 5 manches.
Kobe, particulièrement frustré à l'issue de cette série, a annoncé qu'il voulait être transféré, peu convaincu par la volonté des dirigeants d'améliorer l'équipe. Il se rétractera un peu plus tard, après s'être entretenu avec Phil Jackson, mais le doute planne toujours. Beaucoup de rumeurs circulent et des joueurs comme Jermaine O'Neal ou Ron Artest pourraient calmer Kobe et le convaincre définitivement de rester à L.A.
Kobe se concentre maintenant sur Team USA, et défend pour la première fois les couleurs des States lors du Championnat des Amériques en août 2007. Les États-Unis remportent le tournoi, Kobe Bryant jouant 19,9 minutes de moyenne sur 10 matches. Il marque en moyenne 15,3 points (60,7 % à deux points, 45,9 % à trois points et 87,2 % aux lancers francs), capte 2 rebonds et donne 2,9 assists, mais il impressionne surtout les observateurs par son implication dans l'équipe et son intensité défensive.